Sécurité sociale : ces médicaments qui ne sont pas remboursés


Tous les médecins ne sont pas remboursés par la Sécurité Sociale, loin de là et, parmi ceux qui le sont, il peut s’agir d’un remboursement partiel seulement, qui vous oblige à assumer une partie des frais liés à un traitement… à moins que vous ne disposiez, bien sûr, d’une complémentaire santé assurant pour vous le paiement complet des médicaments en question. Mais quels sont ces médicaments que votre caisse d’assurance maladie ne pourra pas vous rembourser ?

Le principe du déremboursement

Comme vous le savez sans doute, la sécurité sociale doit faire face, depuis de nombreuses années déjà, à un déficit que les gouvernements successifs essaient, avec plus ou moins de succès, de combler. Or, le déremboursement, c’est-à-dire l’application d’une vignette orange remplaçant les vignettes blanches ou bleues signalant un médicament pris en charge par la Sécurité Sociale, est l’un des moyens les plus couramment utilisés pour tenter de rééquilibrer les caisses de l’assurance maladie. C’est pourquoi il importe de se tenir au courant, d’une année sur l’autre, des changements en vigueur en matière de remboursements.

Le service médical rendu

L’évaluation du service médical rendu par tel ou tel médicament est le critère généralement utilisé pour déterminer le remboursement garanti par la Sécurité Sociale, ainsi que, dans un second temps, par les mutuelles santé. Dernièrement, certains somnifères appartenant à la famille des benzodiazépines ont ainsi été classés dans les catégories des médicaments rendant un service médical faible, voire insuffisant, et leur taux de remboursement s’est vu décliner jusqu’à 15%, un pourcentage régulièrement remis en question par les autorités de la santé, et qui pourrait chuter, dans les prochains mois, jusqu’à 0%. A l’inverse, plus un médicament est jugé efficace, plus son taux de remboursement est élevé (à partir de 35% pour un service médical rendu modéré, de 65% lorsque ce dernier est considéré comme important et à 100% pour les médicaments qui apparaissent comme irremplaçables pour la santé publique).

Les autres critères

Des critères autres que celui de l’efficacité, dans des cas plus rares, peuvent également décider du taux de remboursement, ou du non-remboursement, de certains médicaments. Par exemple, toutes les pilules contraceptives ne sont pas remboursées : celles qui permettent, en plus de leur action contraceptive, de lutter contre l’acné, sont considérées comme des produits de beauté plutôt que de soins, et ne font l’objet d’aucun remboursement. Enfin, certains traitements contre des formes rares de cancer font, dernièrement, l’objet de discussions auprès des autorités, qui aboutiront peut-être à leur retrait des listes de médicaments pris en charge par la sécurité sociale.