Quels moyens de contraceptions sont-ils pris en charge par la sécurité sociale ?


Aux yeux de la sécurité sociale, tous les moyens de contraception ne sont pas logés à la même enseigne. Si certaines pilules, en effet, font l’objet d’un remboursement à la hauteur de 65%, ce n’est pas le cas, par exemple, d’un contraceptif aussi répandu que le préservatif. Ce bref tour d’horizon des différents types de contraception et de leur prise en charge par la sécurité sociale vous permettra d’y voir plus clair, et éventuellement de choisir celui qui, au niveau financier du moins, serait le plus susceptible de vous convenir.

Les pilules contraceptives

En France, la pilule contraceptive est privilégiée par rapport aux autres moyens de contraception par 60% des femmes, bien que toutes les pilules ne soient pas remboursées par la sécurité sociale. En effet, si les pilules dites de première et de deuxième génération sont prises en charge à 65% par la caisse d’assurance maladie, ce n’est pas le cas de celles de troisième génération, à deux exceptions près (la Varnoline Continue et la Désobel Gé). En effet, depuis quelques années, ces pilules, lancées sur le marché dans les années 80, ont été dénoncées pour le danger de leurs éventuels effets secondaires, ce qui justifie probablement le fait qu’elles ne fassent l’objet d’aucun remboursement, afin de décourager leur utilisation.

La pilule du lendemain

Considérée comme un moyen de contraception d’urgence, la pilule du lendemain peut être délivrée même en l’absence d’ordonnance médicale, mais elle ne sera toutefois remboursée dans une proportion de 65% de son prix de vente qu’à condition d’avoir été prescrite par un médecin.

L’anneau vaginal et le patch contraceptif

Ni l’anneau vaginal ni le patch, connus pour exercer une action contraceptive locale, ne sont pris en charge par la sécurité sociale, au contraire de l’implant, couvert par la caisse d’assurance maladie dans une proportion de 65%.

Le stérilet

Si vous optez pour la pose d’un stérilet, que ce dernier se présente sous la forme d’un dispositif au cuivre bloquant la fécondation de l’ovule ou qu’il diffuse des hormones empêchant la nidation, la sécurité sociale vous en remboursera 65%.

Le préservatif

Bien qu’étant considéré à la fois comme un moyen de contraception et une protection indispensable contre les maladies sexuellement transmissibles, l’achat de préservatif n’est pas pris en charge par la Sécurité Sociale. Les plannings familiaux et les centres de dépistage mettent toutefois des préservatifs gratuits à disposition des patients.