Comment distinguer un acte reconstructeur d’un acte esthétique en chirurgie


Par définition, la chirurgie reconstructrice renvoie à l’idée de réparation, suite à un accident le plus souvent. L’exemple le plus connu reste celui de la femme ayant subi un cancer du sein. Cette dernière, après ablation totale de l’un de ses seins, désire une reconstruction mammaire. Pour cela, on lui pose une prothèse permettant de redonner de la forme à sa poitrine. L’objectif est de revenir vers une forme normale. La chirurgie reconstructrice peut également réparer des malformations de naissance ou des séquelles dues à un accident (greffe de peau, réimplantation d’un membre, etc.).

Quels actes relèvent de la chirurgie esthétique ?

À partir du moment où le patient cherche à améliorer l’aspect visuel de son corps ou de son visage – sans pour autant avoir un défaut « évident », on parle de chirurgie esthétique. Cette dernière permet d’en finir avec certaines imperfections, à l’image de la célèbre bosse que l’on déteste sur son propre nez ou des oreilles trop décollées. La chirurgie esthétique sert également à diminuer les effets du vieillissement comme les rides.

Quelles sont les différences entre chirurgie reconstructrice et chirurgie esthétique ?

La différence la plus évidente entre la chirurgie reconstructrice et la chirurgie esthétique se trouve dans les remboursements de l’Assurance Maladie. Tandis que la première est prise en charge, la seconde ne l’est pas du tout. À noter que certaines opérations possèdent à la fois un caractère médical et esthétique. Par exemple, certaines femmes souffrent, physiquement et moralement, d’une poitrine trop volumineuse (perte de confiance en soi, douleurs dorsales). Dans ce cas particulier, l’opération est remboursée parce qu’elle relève de la chirurgie reconstructrice. En effet, si le résultat recherché est souvent esthétique, il permet également de supprimer des problèmes de dos importants, ce qui revêt un caractère médical.