Quelles sont les démarches à accomplir pour prolonger son congé parental ?


C’est bientôt la fin de votre congé parental et vous n’avez guère envie de reprendre si vite vos activités professionnelles. Vous préférez plutôt consacrer encore plus de temps possible à votre enfant ? Heureusement, la loi française vous permet aujourd’hui de prolonger votre congé parental. Découvrez quelles sont les démarches à accomplir pour le prolongement de votre congé parental et dans quels délais vous devez les accomplir.

Ce que dit la loi

Le prolongement du congé parental est défini par l’article 1225-48 du code du travail, selon lequel le congé parental d’éducation peut durer un an ou plus, et faire l’objet d’un maximum de deux prolongements. Un troisième renouvellement de la période de congé parental est également possible mais c’est à vous de le convaincre sur le fait que ces quelques mois supplémentaires vous sont absolument nécessaires ! De plus, quel que soit le nombre de fois où vous souhaitez prolonger votre congé parental, vous devez absolument le faire avant que votre enfant ait atteint ses trois ans.

La procédure à suivre

Pour prolonger un congé parental, il vous suffit tout simplement de prolonger ce dernier en adressant une lettre recommandée à votre employeur. Cela doit être fait 1 mois avant la fin prévue de votre congé (dans le cas contraire, vous perdriez vos droits vis-à-vis de votre employeur, qui pourrait vous refuser ce prolongement de votre congé parental). Dans votre courrier, précisez l’actuelle date d’échéance de votre congé initial et communiquez votre volonté de prolonger ce dernier jusqu’à telle ou telle date. N’oubliez pas de demander un accusé de réception.

Et si je ne souhaite pas reprendre mon travail ?

Vous êtes désormais dans l’impossibilité de renouveler, pour la troisième ou la quatrième fois, votre congé parental, mais vous ne souhaitez vraiment pas reprendre votre travail, considérant que vos enfants ont besoin de vous ? N’attendez pas la fin de votre congé pour adresser une lettre de démission à votre entreprise, selon l’une ou l’autre de ces options. Dans le premier cas, vous vous engagez à respecter le préavis établi par votre contrat de travail ou votre convention collective (ou vous vous y prenez suffisamment à l’avance, ou vous reprenez vos fonctions le temps nécessaire). Dans le deuxième cas, vous demandez à être dispensé de ce même préavis, sachant que votre employeur pourra légitimement refuser d’accéder à votre requête.