Quelle est la couverture sociale d’une cure de désintoxication ?


Considérés comme des établissements relevant du Service Public français, certains centres de cures à la fois gratuits et anonymes permettent une prise en charge des troubles liés aux addictions – qu’il s’agisse de l’alcool ou des drogues illicites en tous genres. Ces CSAPA, Centres de Soins, d’Accompagnement et de Prévention en Addictologie peuvent aider toutes les personnes ayant besoin d’une désintoxication : les alcooliques, les dépendants à la drogue, les individus cherchant à stopper leur tendance maladive à réaliser – de façon récurrente et dangereuse – des jeux d’argent.

Tous les centres de cures sont-ils gratuits et financés par la sécurité sociale ?

Quand on se rend dans l’un des 225 CSAPA français ou dans un Centre de Soins de Suite et de Réadaptation (CSSR), on bénéficie de la couverture sociale d’une cure de désintoxication, puisqu’aucun centime d’euro n’est demandé au malade ou à sa famille. En revanche, il existe également des centres privés qui, cette fois, ne sont pas remboursés par la sécurité sociale. Souvent onéreux, les séjours dans ces établissements peuvent, dans certains cas, être totalement ou partiellement pris en charge par des complémentaires santé.

Les médicaments contre les addictions sont-ils remboursés par la sécurité sociale ?

Il existe de nombreux médicaments agissant contre les troubles d’addictions. Le Selincro, par exemple, est issu du nalmefène, une molécule récemment apparue sur le marché. Il est remboursé depuis 2014 par la sécurité sociale – il serait utile pour les hommes consommant plus de 6 verres d’alcool par jour et pour les femmes en buvant plus de 4. Le baclofène peut également être remboursé à hauteur de 30 % par l’Assurance Maladie – il est, lui aussi, efficace pour aider les alcooliques à diminuer leur consommation.